Les anciens du Module témoignent

Témoignage d'Isabella Leroy (promotion 2014) étudiante à  l'IEP de Paris (campus de Reims)

Bonjour !

Je suis étudiante en première année sur le campus de Reims (le campus euro-américain). Avant de parler du campus à proprement parler, je tiens à vous dire que vous faites le bon choix de suivre le module offert à la CSI pour préparer le concours ou même pour votre culture générale, alors ne vous découragez pas !

Je suis entrée à la CSI en 6ème, en section anglophone (je revenais de Grande-Bretagne où j’avais passé 3 ans). J’ai pris espagnol et allemand en LV1 et LV2 et j’ai choisi de faire un bac ES. J’ai suivi le module dès la première, en cours d’année. Au début, je suivais le module seulement par curiosité, sans ambition de rentrer à Sciences Po (c’est pourquoi il faut vraiment croire en soi, je n’y croyais pas au début !), parce que les interventions m’intéressaient. Et puis, au début de la terminale, Mr Fouletier entre autres m’a encouragée à tenter le concours. Très honnêtement, je n’y croyais pas du tout, mais j’ai décidé que puisque j’avais suivi le module, ne pas tenter le concours serait dommage.

J’ai passé les épreuves écrites (où je pensais avoir complètement loupé l’épreuve de SES) et enfin l’oral, l’épreuve que je redoutais le plus, mais qui, en fin de compte, s’est très bien déroulé : le jury était sympathique et encourageant. L’un était professeur d’économie et de management à Paris et l’autre chercheur au CIRC et travaillait sur Poitiers. Un petit résumé des questions – même si elles restent spécifiques à mon cas individuel, elles peuvent peut-être vous permettre de vous faire une idée de ce à quoi ressemble un oral :

  • Présentez-vous
  • Mon expérience en tant que bénévole pour les Championnats du Monde IPC : Qu’est-ce que vous en avez retiré ? Quels athlètes vous ont marqué à Londres ? Cette expérience vous a marquée ? Emue ?
  • Expérience à MUN et ILYMUN : Qu’est-ce que vous en avez retiré ? Qu’est-ce qui était difficile ?
  • Vous dites dans votre lettre de motivation ne pas vouloir « sauver le monde ». A votre âge, si vous ne voulez pas le faire, quand ?
  • Dans quel domaine des relations internationales voulez-vous travailler ? Public/privé/organisation internationale ? Pourquoi ?
  • Qu’est-ce qui vous a marqué/choqué dans l’actualité récemment ? (j’ai parlé des Européennes) Que faut-il faire pour ne pas vous choquer aux prochaines élections ? Pensez-vous que l’Europe est incarnée ?
  • Comment vous informez-vous ? Vous êtes donc « boulimique » de l’actualité ?
  • Donc vous aimez beaucoup lire ? Un livre que vous avez beaucoup aimé ? Pourquoi ?

[Mon deuxième choix se portait sur Poitiers, donc ils m’ont posé des questions là-dessus aussi]

  • Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement en Amérique Latine ? Quelles sont les femmes présidentes ?
  • Qu’allez-vous dire à vos proches à l’issu de cet entretien ?
  • Allez-vous leur dire que vous avez des regrets, un aspect de votre personnalité que vous n’avez pas pu mettre en avant ? (une invitation bienvenue pour rajouter quelque chose)

L’oral s’est donc porté surtout sur mes expériences et mon vécu et très peu sur l’aire géographique du campus (pour Reims). Chaque oral est différent, donc il faut s’attendre à l’inattendu et ne pas trop stresser. J’étais aussi sur la page Facebook « SOS Sciences Po » qui peut vous aider à rencontrer des personnes ayant le même objectif que vous/vous donner du feedback sur les oraux.

Pour ce qui est du campus lui-même, je suis très contente de mon choix. Nous sommes un peu moins de 500 étudiants (1A+2A), c’est donc un campus à taille humaine moins impressionnant que celui de Paris. Tout le monde se connait au moins de vue et comme environ la moitié des étudiants sont étrangers (surtout US & Canada), vous ne vous sentirez pas dépaysés par rapport à la CSI ! Nos locaux viennent tout juste d’être rénovés, le campus est vraiment magnifique. Nous sommes dans une ancienne bâtisse des Jésuites (avec une vielle bibliothèque datant de l’époque !) pas loin du centre-ville. La mascotte du campus est le castor (non, pas l’animal le plus glamour qui soit mais nous en sommes fiers) et la couleur du campus le violet.

Le nombre d’associations présentes sur le campus est impressionnant. En plus des 3 associations principales (le BDE, le BDA et l’AS), il y a des associations pour de nombreuses causes et il est facile d’en créer de nouvelles (la procédure de reconnaissance des associations de Paris n’existant pas à Reims). Pour ne donner que quelques exemples (en plus de ceux donnés sur le site) :

  • Feminist Society
  • Les P’tits Cracks (distraire les enfants devant séjourner longtemps à l’hôpital)
  • Les Cordées de la Réussite (rendre les études supérieures plus accessibles aux enfants de milieux défavorisés par le biais de sorties culturelles, d’interventions, d’activités)
  • Campus Ambassadors (visites du campus, interventions dans les lycées)
  • Kaleido (magazine artistique)
  • EPIC (association multiculturelle)
  • Champagne Tasting Club (nous sommes à Reims…)
  • Amnesty International (qui va être recrée l’année prochaine)
  • Stop the Stigma (pour parler des maladies mentales)
  • Sciences Polémiques (organise un concours d’éloquence et des débats)
  •  PSA (Pour un Sourire d’Enfant) : collecte de dons pour aider des enfants cambodgiens
  • Drama on campus
  • Le foyer St-Remi
  • Rotaract
  • R’n Beavers (groupe de chant a capella)
  • Junior Consulting
  • DLS (qui organise des conférences et accueille des invités préstigieux)
  • …et plus encore ! Toutes les associations sont dans le clip de promo (à la fin) : https://www.youtube.com/watch?v=0_ZpH7W_AnI

Quand on vous dit que la vie associative est importante, ça n’est pas une exagération ! Tout le monde trouve sa place. De nombreuses conférences et initiatives ouvertes à tous permettent à tous de découvrir le travail des associations et de parler environnement, Union Européenne, droit des femmes, politique, etc.

Pour les cours eux-mêmes, toutes les « core courses » (ce sont les fondamentaux) sont enseignés en anglais. Ensuite, on peut choisir des « electives » qui ne sont pas toujours en anglais, des cours de langue et tout le monde doit participer à un « art workshop » (par exemple, je fais de la calligraphie chinoise !) et à un « humanity » en première année au deuxième semestre. Au premier semestre, les « core courses » sont : histoire, microéconomie et droit constitutionnel comparatif. Tout le monde doit aussi faire de la théorie politique. Au deuxième semestre, les « core courses » sont la macroéconomie, la science politique et la sociologie. Les professeurs sont géniaux, passionnés par les cours qu’ils enseignent. Un des avantages de la méthode d’enseignement est le fait de combiner aux cours magistraux classiques un « seminar », c’est-à-dire un cours d’une vingtaine d’élèves où le but est d’aller plus loin que le cours magistral, de confronter différents opinions et d’apporter un point de vue critique sur ce qui a déjà été dit, et ce pour toutes les « core courses ». C’est vraiment intéressant de débattre et de connaitre le pont de vue de chacun.

J’espère vous avoir donné l’envie, toute la motivation, la confiance en soi (qui me manquait manifestement) et la persévérance dont vous aurez besoin !

Si vous avez n’importe quelle question, n’hésitez surtout pas à me contacter, ça me fait toujours très plaisir de parler de mon campus : isabella.leroy@sciencespo.fr

Merci encore à Mr Fouletier et à toute l’équipe du module Sciences Po pour votre aide, vos encouragements et sans qui je ne serai sans doute pas à Reims aujourd’hui !

 

Témoignage de Yasmine Hammadi (promotion 2014) étudiante à l'IEP de Lyon

Bonjour tout le monde !

Je suis contente que Monsieur Fouletier ait proposé ces témoignages, je pense que cela peut être rassurant et bénéfique pour tous ceux qui préparent le(s) concours Sciences Po. Je suis actuellement en 1ère année à l’IEP de Lyon et c’était mon premier choix (je souhaitais vraiment rester à Lyon) et je n’ai jamais voulu faire le concours de Paris.

Je suis actuellement le Diplôme d’Etablissement du Monde Arabe Contemporain (DEMAC) ce qui me passionne vraiment, il y a également d’autres DE sur d’autres régions du monde (Amérique latine, USA, Asie, Afrique). C’est une option en plus des cours de Tronc commun mais je pense que ça fait vraiment la différence. Grâce à ce DE j’ai rencontré des personnes superbes et des associations qui s’intéressent à la culture et aux problèmes de cette région du monde.

 

Je suis rentrée à la CSI en Cp en Section Espagnole et j’ai décidé de préparer le concours de Sciences Po très tard (pendant l’année de terminale) car au début je voulais plutôt me spécialiser dans le droit.

 

J’ai uniquement suivi les modules de terminale, grâce à Monsieur Fouletier notamment, mais aussi mes autres professeurs : M. Merley, M. André, Mme Fialon mais également grâce à ma professeure de SES de 1ère (Mme Brasseur) j’ai découvert cette nouvelle option m’a attirée. Les modules ont été très enrichissants pour moi, on approfondissait nettement plus certains chapitres et j’adorais les thèmes qui étaient imposés pour le concours commun des 7 IEP :

>Pour les Questions contemporaines : la culture et le travail

>Programme d’Histoire : la France, l’Europe et le Monde depuis 1945

 

J’ai commencé à vraiment apprécier ce que je j’apprenais, je lisais à côté, je m’intéressais davantage à la presse, etc. Je ne suis pas vraiment un exemple d’organisation donc je vous conseillerais de ne pas vous y prendre à la dernière minute pour travailler comme je l’ai fait. Je pense surtout que ce sont les modules qui m’ont sauvée. J’assistais également à ceux réservés pour la préparation du concours de Sciences Po Paris car c’était intéressant, j’apprenais à avoir une vision plus globale et à apprendre la méthode de la dissertation. J’ai acheté un livre (Climax : réussir les concours des IEP de Province) ce qui fut un investissement bien faible relativement aux résultats que cela m’a apporté. Il détaille très bien la méthode de la dissertation, insiste bien sur les erreurs à ne pas commettre et vous donne des exemples de sujets pour vous entraîner.

 

Je vous conseille, si vous êtes en Première, de commencer à vous intéresser à tout ce qui se passe autour de vous, à être curieux mais surtout à ne pas vous forcer à étudier certains thèmes qui ne vous attirent pas. Voyez vraiment cela comme une chance pour approfondir les sujets qui vous passionnent. Lisez beaucoup car une des qualités fondamentales à Sciences Po est la rédaction. Si vous vous demandez à quoi ressemble la vie à Sciences Po Lyon je vous invite (comme l’a fait Rémi Donnadieu) à venir à l’IEP pour vous familiariser avec la structure.

Voici mon mail : hammadi-yasmine@hotmail.fr

 

N’hésitez vraiment pas à me contacter pour n’importe quelle question qui vous vient à l’esprit. J’aurais aimé qu’il y ait ce site quand je préparais le concours. Cela peut être assez stressant de ne pas savoir ce qui nous attend.

Bon courage et, comme dirait Monsieur Fouletier, il faut croire en vous et vous engager à fond dans ce que vous faites, le travail n’est jamais vain. 

Bonne chance à tous !

 
 

Témoignage de Tancrède Thebault (promotion 2013) étudiant à l'IEP de Paris-Dijon

Bonjour à tous !

Je suis actuellement en deuxième année à Sciences Po Paris sur le campus de Dijon. Tout d’abord je tenais à féliciter ceux qui ont déjà fait la démarche de participer au module. J’encourage vivement les éternels hésitants : ce module vous préparera très bien aux concours !

Parler de son expérience n’est pas chose facile, aussi je vais tenter d’être le plus bref possible. J’ai eu la chance d’intégrer Sciences Po Paris à la fin de mon année de Terminale. Etant donné ma nationalité polonaise, j’ai choisi le campus Europe Centrale et Orientale de Dijon.

La première année a été celle de l’apprentissage et de la découverte. Apprentissage de la méthode de la dissertation et de la gestion du temps (qui manque souvent !). Découverte de matières passionnantes et jusque-là inconnues (droit constitutionnel, microéconomie pour ne citer que les plus « classiques »).

La deuxième année a été celle des choix et de l’engagement. Choix des matières qui m’intéressaient le plus (Sciences Po vous donne très vite la possibilité de choisir certains enseignements selon vos affinités). Pour moi, ce fut la finance et plus globalement l’économie. Choix ensuite de ma destination de troisième année : la Colombie (un des grands atouts de Sciences Po est de vous permettre d’aller à peu près n’importe où dans le monde pendant un an). Au niveau de l’engagement, j’ai décidé de reprendre la gestion de l’Association Sportive du campus ainsi que de créer une antenne de Junior Consulting Sciences Po à Dijon (entreprise de conseil aux entreprises gérée à 100% par des étudiants).

Je ne vais pas m’attarder sur mon parcours, car c’est du votre dont il s’agit ! Vous avez choisi d’assister au module et vous avez bien fait ! Le module vous apportera :

  1. Une culture générale dont vous aurez besoin pour intégrer Sciences Po
  2. Le soutien des professeurs qui encadrent le module.
  3. Un contact avec les autres élèves qui veulent intégrer Sciences Po
  4. Une aide très précieuse au moment de la préparation des oraux d’admission à travers les oraux blancs.

Surtout, ne vous censurez pas et faites confiance à vos professeurs. S’ils disent que vous pouvez intégrer Sciences Po, vous le pouvez ! Profitez au maximum de leur expérience et de leur disponibilité. Ils sauront vous guider, comme ils l’ont fait pour moi, dans votre préparation des concours et plus globalement, dans votre orientation. Je dirais pour conclure, que vous êtes entre de bonnes mains. Il vous suffit de vous accrocher, de persévérer dans votre travail et de vous faire confiance. Sciences Po est une institution qui cherche des profils variés et internationaux : en tant qu’élèves de la CSI, vous avez une belle carte à jouer !

N’hésitez pas à me contacter (tancrede.thebault@sciencespo.fr ) pour plus de détails sur la préparation, la vie à Sciences Po où tout simplement si vous ne savez pas si cette voie vous convient vraiment.

Bon courage à tous et à bientôt à Dijon, à Lyon ou dans les couloirs de Sciences Po à Paris !

 

Témoignage de Paul Lamy (promotion 2013) étudiant à l'EP de Paris en bicursus avec Paris IV

 

"Je suis entré en 6e à la CSI, en section euro-allemand. Au lycée je suis passé après un échange en section Abibac, et pourtant ça n'est pas le campus délocalisé de Nancy (ouvert sur le monde germanophone) que j'ai intégré en 2013, mais le bicursus Sciences Po-Paris IV. Ce bicursus combine une licence d'Histoire avec le cursus du collège universitaire de Sciences Po. 

 
 
Pour rentrer dans le bicursus, je suis passé par le concours écrit. J'ai suivi, en terminale surtout, les modules de Monsieur Fouletier, qui sont d'une aide très précieuse, autant méthodologiquement que pour le contenu, pour se préparer à la dissertation d'histoire du concours. J'ai aussi suivi une préparation par correspondance avec la documentation française, qui m'a énormément servi pour passer l'épreuve de mathématique, mais dont les apports méthodologiques sont aussi utiles, dans toutes les matières. L'oral que j'ai passé ensuite était évidemment très orienté sur l'histoire : si cela vous intéresse je mets à la fin le lien du rapport des jurys de l'oral pour avoir une idée de leurs attentes. 
 
Ce choix de cursus me convient parfaitement : l'approfondissement de l'histoire correspond à mes attentes, et permet de rentrer dans le vif d'une matière. A ceci s'ajoute les cours à Sciences Po : passionnants, car ils permettent d'approcher des sciences sociales très différentes, de la sociologie au droit et à la théorie du droit, et primordiaux car ils constituent le socle d'enseignement qui conduit au master. Sciences Po apporte par ailleurs un cadre d'études idéal : la vie associative est très dynamique, les évènements se succèdent entre conférences, débats, évènements culturels du Bureau des Arts, et évidemment soirées. Les études, prenantes, laissent heureusement le temps de profiter de l'offre culturelle pullulante de Paris. 
 
La troisième année à l'étranger est un atout important de ces études : j'ai la chance de partir l'année prochaine à Londres, par une partenariat de Paris IV et non de Sciences Po, dans le département d'histoire du University College London.
 
Je ne peux que vous conseiller chaleureusement de vous orienter vers le bicursus : les étudiants sont peu nombreux, il existe ainsi un vrai esprit de promotion, avec notamment des voyages organisés par les élèves du bicursus (Budapest et Lisbonne pour notre promotion). La diversité et la qualité de l'enseignement proposé est une opportunité à saisir (pour tous ceux qui souhaitent poursuivre l'histoire, mais il existe aussi des partenariats en littérature et philosophie avec Paris IV). Les modules de Monsieur Fouletier y préparent très efficacement, et ceux des professeurs de philosophie peuvent être un atout décisif, même s'ils ne préparent pas spécifiquement au programme du concours de Paris ou du bicursus histoire.
 
Je vous laisse ici mon mail si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas à m'en poser : paul.lamylarminat@gmail.com
 
 
Le travail personnel que vous fournirez sera finalement le point décisif, et vous permettra de réussir là où vous le souhaitez, bon courage à tous !"
 
J'espère que le témoignage convient, je vous mets aussi le logo du bicursus si vous voulez l'utiliser.
 
Paul Lamy.

 

 

Témoignage d'Alice Lafond-Puyo (promotion 2014) étudiante à l'IEP de Paris-Menton

"Je suis arrivée à la CSI en classe de 4ème. J’avais été acceptée en section orientale et avais pour objectif d’apprendre l’arabe pour travailler au Moyen-Orient plus tard. Très intéressée par la politique également, j’ai commencé à m’intéresser peu à peu à la formation offerte par Sciences Po. Celle-ci me permettait de ne pas me spécialiser dans un domaine précis trop tôt.

Au cours de mon année de Seconde, j’ai approfondi mes recherches et ai découvert le campus décentré de Sciences Po Paris à Menton, spécialisé dans la région Moyen-Orient/Méditerranée.

En Première, j’ai commencé à suivre régulièrement le module de préparation du lycée. Cela m’a permis de ne pas avoir trop de cours à suivre en Terminale puisque je pouvais me permettre de ne pas assister au même cours l’année suivante. Ce module a été réellement très bénéfique pour moi. Les cours de Première et de Terminale ont également été très précieux pour l’acquisition de la méthode de la dissertation et des connaissances nécessaires.

Je tiens aussi à souligner le fait que la bibliographie suggérée lors du module et des différentes interventions proposées au cours de l’année m’ont servi énormément.

Une fois les épreuves écrites passées et une réponse positive reçue, je devais me concentrer sur l’épreuve orale. Je pense que je ne pouvais pas recevoir une plus grande aide que les deux oraux blancs que j’ai passés avec M. Fouletier, Mme Empana, Mme Fialon et Mme Stratakis ainsi que deux autres intervenants extérieurs. J’étais dans les mêmes conditions que pendant le véritable oral et les conseils des professeurs présents se sont révélés très utiles.

J’ai passé l’oral le 12 juin 2014. Le jury m’a principalement posé des questions sur la langue arabe et sur l’actualité Égyptienne. Puis nous avons évoqué la région dans son ensemble et les difficultés du métier de diplomate.

La Terminale fut une année très éprouvante avec le stress, la préparation du bac et la préparation du concours.

Cependant, je peux affirmer que la récompense fut immense et que le jour où j’ai appris que Sciences Po me proposait une place à Menton fut l’un des plus heureux de ma vie.

Aujourd’hui, je vis dans une des villes les plus agréables de France et je passe le vendredi matin sur la plage (le moniteur de Kayak nous emmène sur une plage italienne, le plus souvent). Je suis entourée de gens à la fois géniaux et adorables et j’étudie sous l’égide des professeurs les plus brillants. Ils ne sont d’ailleurs pas forcément professeurs de formation mais chercheurs dans la discipline qu’ils nous enseignent. Ainsi, notre professeur d’« Histoire du Moyen-Orient Contemporain » travaille en Israël et revient toutes les deux semaines pour nous faire cours.  Toutes les matières me plaisent et l’école s’adapte à notre niveau en langue ce qui nous permet à tous de progresser efficacement. En effet, des examens écrits et oraux pendant la semaine d’intégration leur permettent de nous répartir dans des classes homogènes. Le petit nombre d’élèves sur notre campus (230) fait que nous nous connaissons assez bien et nous sommes plutôt solidaires. On peut compter les uns sur les autres quand on est en difficulté ou quand on a besoin de soutien moral. Cela est nécessaire, surtout pendant les années d’études.

Si j’avais des conseils à donner à un élève qui désire rentrer à Sciences Po ce serait de croire en lui (la motivation aide énormément) et de bien suivre les cours de Première, de Terminale et du module. Lire et s’intéresser à l’actualité seront utiles. Pour décompresser, essayer de pratiquer une activité annexe pendant l’année de Terminale. Enfin, dans la mesure du possible, se rendre aux portes ouvertes du campus désiré car cela démontre une grande motivation et encourage à fournir plus d’efforts pour parvenir à ses fins (c’est ce qui s’est produit pour moi).

Je voudrais, pour conclure, remercier de tout coeur M. Fouletier, Mme Startakis, Mme Fialon, Mme Empana, M. Micolier et M. Merley ainsi que tous les autres professeurs qui nous ont donné leur temps et sans qui, j’en suis certaine, mes chances de rentrer à Sciences Po auraient été presque nulles. J’ai pu réaliser mes rêves grâce à eux et je leur dois beaucoup.

Je reste à disposition pour toutes autres questions, n’hésitez pas à m’écrire à l’adresse suivante : alice.lafondpuyo@yahoo.fr."

Alice Lafond-Puyo

Témoignage de Rémi Donnadieu (promotion 2013) étudiant à l'IEP de Lyon

 

"Je suis actuellement en deuxième année à l'IEP de Lyon, ce qui était mon premier choix au concours. Outre l'avantage géographique, cet IEP m’intéressait beaucoup en raison de sa devise : "Ouvrez-vous au monde". Outre l'année de mobilité qui se fait en Troisième année (je pars un an au Mexique au mois de juillet), SciencesPo Lyon propose des Diplômes Etablissements, qui sont menés parallèlement au diplôme de l’Institut, en années 1 et 2. Ces "DE" vous permettent d'avoir des cours spécialisés dans une région du monde, ce qui comprend 6 à 10 heures par semaine. J'insiste: c'est un plus pour le diplôme, rien n'est obligatoire et votre choix de DE n'influence pas vos choix de mobilité de la troisième année. Personnellement, je fais le DEEEE (Diplôme d’établissement d’études Européennes), avec des cours de Défense Européenne, de Droit Européen, d'Institutions Européennes,... 

Pour ce qu'il en est du campus: l'IEP de Lyon se trouve à Jean Macé, juste à coté du Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation. C'est très facile d'y accéder, nous avons une grande cours à notre disponibilité pour manger, en plus du restaurant universitaire. Il y a aussi une bibliothèque toute neuve de 4 étages pour travailler en silence. 

La vie associative est très très riche à l'IEP: il y a au total plus de 35 associations (Bureau Des Sports, Bureau Des Arts, Bureau Des Élèves, Assos de théâtre, de musique, de dégustation de vin, de photographie, de filmographie, d'éloquence, Amnesty International SciencesPo Lyon, etc etc...). Pour ma part, j'ai été Président du Bureau Des Élèves pendant ma première année, ce qui a été une expérience difficile, mais formidable (organisation de soirée, représentation de l'école au Salon de l'étudiant, conférences dans des lycées, intégration des nouveaux étudiants, ...). La vie associative est un avantage remarquable dans les IEP, c'est un tremplin pour votre vie professionnel, vous vous construisez un réseau et vous en apprenez énormément sur vous même, sur les autres, et sur la réalité extérieure (recherche de partenariat, prise de parole en public, gestion d'équipe, gestion de votre stress, ...). 

Une chose que j'ai rapidement réalisé: il y a une sélection des candidats, mais il y aussi une sélection pour les professeurs. J'ai été impressionné par la qualité pédagogique dans de nombreux cours, notamment les cours en amphithéâtre. Les possibilités de master sont très intéressants, dans tous les domaines.  Cependant, je trouve cela regrettable que l'Administration ait supprimé la pré-spécialisation de la 2A (Affaire publique, Affaire internationale, Communication, Affaire territoriales et urbaines) . Bien qu'il nous apprenne énormément de choses dans diverses matières, le tronc commun des deux premières années se fait un petit peu trop ressentir, selon moi. J'aurai préféré choisir mes cours, au moins pour ce semestre. 

Pour ce qu'il en est de la préparation, n'hésitez pas à m'envoyer un mail: rdonnadieucsi@gmail.com. Passez un maximum de concours (notamment Sciencespo grenoble et Paris), même s'ils vous paraissent trop compliqués. Chacun apprend de ses erreurs, plus vous en passerez, plus serein vous deviendrez par la suite. 

Vous avez la chance de pouvoir profiter des modules IEP à la CSI: ce n'est pas le cas dans tous les lycées ! Profitez en, et écoutez bien Mr. Fouletier, il a des conseils précieux. 

Par ailleurs, les cours à l'IEP sont ouverts au public (du moins les Cours Fondamentaux, en amphithéâtre). N'hésitez pas à passer un jour, voir ce que c'est qu'un cours à SciencesPo Lyon ! 

Bon courage à vous, ayez confiance en vous, et rappelez vous que le travaille, ça paye !"

 

Témoignage d'Antoine Duranton (promotion 2013) étudiant en double cursus- IEP Paris-Paris IV Histoire

logo sorbonne paris IV

"Comme beaucoup d’entre vous, j’ai fait tout mon collège et mon lycée à la CSI. J’étais en section européenne allemand et j’ai également suivi le module Sciences Po en première et au lycée.

En 2013, j’ai eu la chance d’être admis en double cursus Sciences Po- Paris IV en histoire (appelé familièrement « SPIV »). Ce programme a permis de concilier deux de mes objectifs pour mes études supérieures : celui d’être dans une école reconnue, avec une vie associative dynamique, et la possibilité de continuer à un niveau universitaire l’Histoire, discipline qui m’a toujours passionné. De plus, je n’étais pas vraiment décidé quant à ma carrière future (ce qui est, en terminale, bien sûr tout à fait normal).

 

Je peux dire que je n’ai pas été déçu. 

            D’un côté, l’aspect « multidisciplinaire » de Sciences Po m’a permis de découvrir ou d’approfondir beaucoup de disciplines (je mets le mot entre guillemets car, je n’en doute pas, il a dû figurer dans toutes vos lettres de motivation, tant cela semble être la spécifité de Sciences Po). Ainsi, j’ai pu autant avoir quelques bases en droit, une culture juridique qui me semble indispensable, tout en suivant des cours de sociologie ou de science politique. Cela m’a permis de penser à des carrières que je n’envisageais pas au lycée, tout en me donnant une culture générale sur des sujets aussi variés que le contrôle de constitutionnalité en France et en Europe ou la sociologie des mouvements sociaux.

De plus, et c’est une qualité, me semble-t-il, que seul SciencesPo possède, du moins au niveau licence, le campus est vraiment très actif (je parle du campus de Paris mais je sais que c’est la même chose dans les campus délocalisés, si ce n’est plus actif). En effet, les associations pullulent à SciencesPo : des groupes de musiques, aux associations humanitaires, en passant par les partis politiques, les associations culturelles, vous trouverez votre bonheur (il y a même une association qui organise des week-ends, voire des voyages entier, en auto-stop). J’ai pour ma part pris part en première année à l’association « stagiaires sans frontières » : nous avons monté un projet humanitaire au Pérou, où je suis allé un mois en juin 2014. Si le projet n’a pas eu vraiment les résultats souhaités (mais ce n’est pas le seul projet de stagiaires sans frontières, loin de là), il m’a néanmoins permis de profiter d’une expérience particulière, tant sur place, que dans la préparation à Paris (récolter des fonds pour un projet n’est vraiment pas une chose aisée). Un peu débordé par le travail, j’ai dû renoncer à vraiment m’impliquer pour une association cette année (j’aide quand je le peux l’association des Bicursus dans ses diverses activités) mais il s’agit d’un choix personnel : il est bien sûr complètement envisageable de continuer une activité sportive, musicale, associative tout au long de son cursus (et l’écrasante majorité des sciences-pistes le font, à raison).

            De l’autre côté, j’ai pu donner libre cours à ma passion pour l’Histoire. Les cours s’organisent à Paris IV autour de trois matières fondamentales : histoire antique, histoire médiévale et histoire moderne (Du XVe au XVIIIe siècle). Ce sont les cours à Paris IV qui m’ont réellement fait découvrir ce qu’est l’Histoire, comment penser en historien, réfléchir sur une historiographie, sur la façon de faire l’Histoire. De plus, il y a un côté particulièrement stimulant à jongler entre l’Athènes de Périclès, Henri IV et les papes du moyen-âge, ce qui, loin de développer un esprit schizophrène, permet plutôt de mettre en relief les constances que l’on peut observer en Histoire.

La masse de travail n’étant pas des plus lourdes, il est en outre possible d’organiser son travail de manière à travailler beaucoup plus la période qui intéresse le plus : pour ma part il s’agit des réformes religieuses au XVIe siècle, sujet particulièrement passionnant, malgré les apparences (et dont les spécialistes enseignent à Paris IV).

Ainsi, je ne regrette pas mon choix en terminale, loin de là, pour toutes ces raisons. Bien sûr, je peux formuler quelques critiques à l’égard de Sciences Po, ce qui pourra vous aider à faire votre choix, pas toujours facile, pour les études post-bac. Pour ma part, je pense que le principal reproche que je peux faire à SciencesPo est justement ce que j’ai cité comme sa principale qualité : son aspect multidisciplinaire. En effet, s’il est stimulant de découvrir de nouvelles matières, cela peut être également très frustrant : passer seulement 3 ou 4h sur un sujet complexe, particulièrement intéressant, parce qu’on est pressé, puisque les programmes sont chargés, peut être un peu décevant. On reproche ainsi souvent à Sciences Po son côté superficiel, ce qui est en un sens vrai : cela sera à vous d’approfondir les cours qui vous intéressent, Sciences Po vous laissant beaucoup de liberté, et de temps, pour le faire.

Quoiqu’il en soit, restez toujours motivés pour réussir le concours et ne surestimez pas trop les lycéens parisiens, je vous assure qu’à la CSI vous n’avez pas à vous plaindre. Si jamais, par malheur, vous n’obtenez pas Sciences Po, malgré vos désirs, n’oubliez pas qu’un concours ne sert qu’à trier et jamais à donner votre vraie valeur, et surtout que nombre de formations excellentes, de qualité égale à SciencesPo, existent aussi.

Si vous avez d’autres questions sur le bicursus (dont les inscriptions ne sont pas encore fermées côté Sorbonne), n’hésitez pas à les poser à M.Fouletier qui me les transmettra, je me ferai une joie de vous répondre."